Vous venez de commencer votre contrat d’apprentissage et on vous a expliqué que vous disposiez de « 45 jours pour voir si ça fonctionne » avec votre entreprise ?
L’idée générale est correcte, mais la règle est souvent mal comprise.
En apprentissage, il ne s’agit pas exactement d’une période d’essai classique comme dans un CDI ou un CDD. Le Code du travail prévoit une règle spécifique : le contrat d’apprentissage peut être rompu par l’employeur ou par l’apprenti jusqu’à la fin des 45 premiers jours de formation pratique en entreprise.
Ces 45 jours peuvent être consécutifs ou non. (legifrance.gouv.fr)
Le détail qui change tout est le suivant :
les journées passées au CFA ne sont pas intégrées dans ces 45 jours de formation pratique en entreprise.
Selon votre rythme d’alternance, vous pouvez donc rester dans cette période pendant trois ou quatre mois calendaires, voire davantage si les périodes en entreprise sont espacées.
Comment compter précisément les 45 jours ? Peut-on quitter son entreprise sans préavis ? L’employeur peut-il rompre le contrat ? Que se passe-t-il après le 45e jour ?
Voici les règles à connaître en 2026.
Les 45 jours correspondent-ils vraiment à une période d’essai ?
On utilise souvent l’expression « période d’essai en apprentissage » parce qu’elle est facile à comprendre.
Juridiquement, le Code du travail utilise cependant un mécanisme spécifique au contrat d’apprentissage.
L’article L6222-18 prévoit que :
- l’employeur peut rompre le contrat ;
- l’apprenti peut également le rompre ;
jusqu’à l’échéance des 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectuée par l’apprenti. (legifrance.gouv.fr)
Une fois ces 45 jours dépassés, le régime de rupture change.
C’est donc bien le nombre de jours pratiques effectués dans le cadre de l’entreprise qui détermine le passage d’un régime à l’autre, et non simplement le nombre de jours écoulés depuis la signature du contrat.
Comment compter les 45 jours en apprentissage ?
Ne prenez pas la date de début de votre contrat et n’ajoutez pas simplement 45 jours sur un calendrier.
Ce serait généralement faux.
Le compteur concerne les journées de formation pratique en entreprise effectivement effectuées par l’apprenti. (legifrance.gouv.fr)
Vous devez donc regarder votre calendrier d’alternance et identifier vos jours pratiques en entreprise.
Les jours au CFA comptent-ils dans les 45 jours ?
Non.
Le texte légal vise spécifiquement les jours de formation pratique en entreprise. (legifrance.gouv.fr)
Les journées consacrées à la formation au CFA ne sont donc pas ajoutées au compteur des 45 jours pratiques.
C’est pour cette raison que la période peut durer beaucoup plus longtemps qu’un mois et demi.
Exemple : 2 jours au CFA et 3 jours en entreprise
Imaginons le rythme suivant :
- lundi : CFA ;
- mardi : CFA ;
- mercredi : entreprise ;
- jeudi : entreprise ;
- vendredi : entreprise.
Vous accumulez normalement 3 jours pratiques en entreprise par semaine.
Pour atteindre 45 jours :
45 ÷ 3 = 15 semaines de présence pratique en entreprise.
En l’absence d’autres interruptions, le 45e jour ne sera donc atteint qu’après environ quinze semaines calendaires.
Vous pouvez ainsi être toujours dans la période des 45 jours plus de trois mois après la signature du contrat.
Exemple : une semaine au CFA, une semaine en entreprise
Prenons maintenant un autre rythme :
- une semaine complète au CFA ;
- une semaine complète en entreprise.
Une semaine classique de cinq jours en entreprise permet de comptabiliser cinq journées pratiques.
Pour atteindre 45 jours, il faut donc :
45 ÷ 5 = 9 semaines complètes en entreprise.
Comme une semaine en entreprise alterne avec une semaine au CFA, ces neuf semaines pratiques peuvent s’étaler sur environ dix-huit semaines calendaires.
Là encore, les 45 jours ne signifient pas « 45 jours après la signature ».
Les 45 jours doivent-ils être consécutifs ?
Non.
Le Code du travail précise expressément qu’ils peuvent être consécutifs ou non. (legifrance.gouv.fr)
Par exemple, vous pouvez avoir effectué :
- 12 jours en entreprise ;
- puis une période au CFA ;
- puis 15 jours en entreprise ;
- puis une autre période de formation ;
- puis reprendre votre entreprise.
Vous ne repartez pas de zéro à chaque retour.
Les journées pratiques déjà réalisées restent comptabilisées.
Que faire des absences et jours non travaillés ?
Le texte vise les jours de formation pratique effectués en entreprise.
Il faut donc éviter de compter automatiquement tous les jours théoriquement prévus au planning lorsque vous ne les avez pas réellement effectués.
Pour connaître votre situation avec précision, conservez :
- votre calendrier d’alternance ;
- vos relevés de présence ;
- vos plannings ;
- vos éventuels arrêts de travail ;
- vos échanges avec l’entreprise et le CFA.
Cette précaution est particulièrement importante lorsqu’une rupture intervient autour du 44e, 45e ou 46e jour pratique.
À partir de quel moment le régime simplifié prend-il fin ?
Le régime prévu par l’article L6222-18 s’applique jusqu’à l’échéance du 45e jour de formation pratique en entreprise. (legifrance.gouv.fr)
Autrement dit :
- du 1er au 45e jour pratique : régime de rupture simplifié ;
- une fois cette période achevée : les règles de rupture après les 45 jours s’appliquent.
Si vous êtes proche de cette limite, ne vous fiez pas à une estimation.
Faites vérifier le compteur avec votre CFA ou votre service RH.
Qui peut rompre pendant les 45 premiers jours ?
Les deux parties.
Le contrat peut être rompu :
- à l’initiative de l’apprenti ;
- à l’initiative de l’employeur.
Pendant cette période, l’accord de l’autre partie n’est pas nécessaire pour utiliser ce régime de rupture. (legifrance.gouv.fr)
C’est ce qui distingue fortement cette période des règles applicables après les 45 premiers jours.
La rupture doit-elle obligatoirement être écrite ?
Oui.
L’article R6222-21 du Code du travail prévoit que la rupture anticipée du contrat ou de la période d’apprentissage doit faire l’objet d’un document écrit. (legifrance.gouv.fr)
Une conversation orale avec votre responsable ne suffit donc pas pour formaliser correctement la fin du contrat.
Qui doit être informé de la rupture ?
La réglementation prévoit également que la rupture soit notifiée :
- au directeur du CFA ;
- à l’organisme chargé du dépôt du contrat. (legifrance.gouv.fr)
Il est donc important que l’entreprise, l’apprenti et le CFA disposent d’une date de rupture claire.
Comment rompre si vous êtes apprenti ?
Si vous êtes encore dans les 45 premiers jours pratiques et souhaitez quitter l’entreprise, formalisez votre décision par écrit.
Vous pouvez utiliser une formulation simple :
Je vous informe de ma décision de mettre fin à mon contrat d’apprentissage dans le cadre des dispositions applicables aux 45 premiers jours de formation pratique en entreprise.
Indiquez notamment :
- votre nom et prénom ;
- l’entreprise concernée ;
- la référence ou la date du contrat ;
- la date du document ;
- la date de fin retenue.
Conservez une copie de votre écrit.
Informez également rapidement votre CFA afin qu’il puisse organiser la suite de votre parcours.
Faut-il justifier sa décision ?
Pendant cette période, la rupture n’est pas soumise aux motifs de licenciement qui encadrent une rupture décidée par l’employeur après les 45 jours.
L’article L6222-18 permet à chacune des parties de rompre jusqu’à l’échéance des 45 premiers jours pratiques. (legifrance.gouv.fr)
Cela ne signifie évidemment pas que les autres règles du droit du travail disparaissent.
Une décision discriminatoire, par exemple, ne devient pas licite simplement parce qu’elle intervient pendant les 45 premiers jours.
Existe-t-il un préavis pendant les 45 premiers jours ?
La procédure spéciale des 45 premiers jours ne prévoit pas le mécanisme de préavis applicable à l’apprenti qui souhaite rompre lui-même son contrat après cette période.
Il ne faut notamment pas appliquer à une rupture pendant les 45 jours la procédure :
- de saisine préalable du médiateur ;
- du délai de cinq jours ;
- puis du délai de sept jours applicable après information de l’employeur.
Ces règles concernent la rupture à l’initiative de l’apprenti après la période initiale. (legifrance.gouv.fr)
Pour éviter toute difficulté sur la dernière journée de travail, faites apparaître clairement la date retenue dans l’écrit.
L’employeur peut-il également rompre sans l’accord de l’apprenti ?
Oui.
Pendant les 45 premiers jours pratiques, l’employeur dispose lui aussi de la possibilité de rompre le contrat sans obtenir l’accord de l’apprenti. (legifrance.gouv.fr)
La rupture doit cependant être formalisée dans un document écrit et les formalités de notification doivent être effectuées. (legifrance.gouv.fr)
Si votre manager vous dit simplement :
Demain, ne revenez plus.
demandez que la situation soit régularisée par écrit.
Vous aurez besoin d’une date de fin de contrat précise pour vos démarches auprès du CFA et des différents organismes.
Y a-t-il une indemnité de rupture ?
En principe, non.
Le Code du travail prévoit que la rupture pendant les 45 premiers jours pratiques ne donne pas lieu à indemnité, sauf stipulation contraire figurant dans le contrat. (legifrance.gouv.fr)
Cela ne supprime évidemment pas les sommes normalement dues jusqu’à la fin effective du contrat :
- salaire correspondant au travail effectué ;
- éventuels remboursements dus ;
- autres sommes apparaissant au solde de tout compte.
Quels documents récupérer à la fin du contrat ?
À la fin de la relation de travail, vérifiez que votre situation administrative est correctement clôturée.
Vous devez notamment récupérer les documents de fin de contrat applicables, parmi lesquels :
- le certificat de travail ;
- l’attestation destinée à France Travail ;
- le reçu pour solde de tout compte.
Conservez également :
- votre contrat d’apprentissage ;
- l’écrit de rupture ;
- vos bulletins de paie ;
- votre calendrier d’alternance ;
- les échanges importants avec l’entreprise et le CFA.
Votre dernier bulletin de paie doit également être vérifié attentivement.
Peut-on continuer sa formation après la rupture ?
Oui.
C’est l’un des points les plus importants à connaître avant de penser que perdre son entreprise signifie automatiquement perdre sa formation.
L’article L6222-18-2 prévoit qu’en cas de rupture du contrat d’apprentissage, le CFA doit prendre les dispositions nécessaires pour permettre à l’apprenti de poursuivre sa formation théorique pendant six mois.
Le CFA doit également contribuer à lui trouver un nouvel employeur afin qu’il puisse achever son cycle de formation. (legifrance.gouv.fr)
Pendant cette période, l’ancien apprenti bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle. (legifrance.gouv.fr)
La rupture ne signifie donc pas nécessairement la fin immédiate de votre BTS, de votre titre professionnel ou de la formation préparée.
Que faire si votre entreprise rompt votre contrat ?
Contactez rapidement votre CFA.
Demandez notamment :
- la date exacte de rupture ;
- le nombre de jours pratiques déjà réalisés ;
- votre statut à compter de la rupture ;
- la poursuite de vos cours ;
- les entreprises qui recrutent encore ;
- les offres auxquelles vous pouvez être positionné ;
- les prochains job datings ;
- les démarches nécessaires pour signer un nouveau contrat.
Mettez également rapidement à jour :
- votre CV ;
- votre profil LinkedIn ;
- vos disponibilités ;
- votre mail de candidature.
Votre priorité est désormais de trouver un nouvel employeur tout en poursuivant votre formation.
Que se passe-t-il après les 45 premiers jours ?
Une fois le régime initial terminé, le contrat ne peut plus être rompu aussi simplement.
Le Code du travail prévoit plusieurs possibilités. (legifrance.gouv.fr)
Rupture d’un commun accord
Après les 45 premiers jours, l’employeur et l’apprenti peuvent décider ensemble de mettre fin au contrat.
L’accord doit être écrit et signé par les deux parties. (legifrance.gouv.fr)
Cette solution peut être adaptée lorsque chacun considère que la poursuite du contrat n’est plus souhaitable.
Comment l’apprenti peut-il partir après les 45 jours ?
L’apprenti peut rompre son contrat de sa propre initiative, mais il doit respecter une procédure spécifique.
Il doit d’abord solliciter le médiateur de l’apprentissage. (legifrance.gouv.fr)
Le calendrier est ensuite encadré.
Étape 1 : saisir le médiateur
L’apprenti commence par solliciter le médiateur compétent.
Étape 2 : attendre au moins 5 jours calendaires
L’apprenti ne peut informer son employeur de son intention de rompre qu’après un délai qui ne peut être inférieur à 5 jours calendaires à compter de la saisine du médiateur. (legifrance.gouv.fr)
L’information de l’employeur doit être réalisée par un moyen permettant de donner une date certaine.
Étape 3 : attendre au moins 7 jours supplémentaires
La rupture ne peut prendre effet qu’après un délai qui ne peut être inférieur à 7 jours calendaires après l’information de l’employeur. (legifrance.gouv.fr)
Il ne faut donc pas simplement annoncer un vendredi :
Je démissionne, je ne reviens pas lundi.
Après les 45 premiers jours, le calendrier légal doit être respecté.
Et si l’apprenti est mineur ?
Après les 45 jours, lorsque la rupture intervient à l’initiative d’un apprenti mineur, l’acte doit être conjointement signé par son représentant légal. (legifrance.gouv.fr)
Si l’apprenti ne parvient pas à obtenir de réponse de son représentant légal, il peut solliciter le médiateur.
Celui-ci intervient alors dans le délai prévu par le Code du travail afin d’obtenir une réponse du représentant légal. (legifrance.gouv.fr)
Dans quels cas l’employeur peut-il rompre après les 45 jours ?
Après la période initiale, l’employeur ne peut plus simplement mettre fin au contrat parce qu’il estime que « cela ne fonctionne pas ».
En l’absence d’un accord commun, le Code du travail permet notamment une rupture en cas de :
- force majeure ;
- faute grave de l’apprenti ;
- inaptitude constatée par le médecin du travail ;
- décès de l’employeur maître d’apprentissage dans le cadre d’une entreprise unipersonnelle. (legifrance.gouv.fr)
La rupture prend alors la forme d’un licenciement dans le cadre prévu par le Code du travail. (legifrance.gouv.fr)
Et en cas d’exclusion définitive du CFA ?
C’est une situation distincte.
Lorsque le CFA prononce l’exclusion définitive de l’apprenti, l’employeur peut engager une procédure de licenciement.
Le Code du travail précise que cette exclusion constitue une cause réelle et sérieuse du licenciement. (legifrance.gouv.fr)
Il ne faut donc pas mélanger ce cas avec la rupture simplifiée des 45 premiers jours.
Peut-on rompre le contrat après avoir obtenu son diplôme ?
Oui.
Lorsqu’un apprenti obtient le diplôme ou le titre préparé avant la date de fin de son contrat, il peut décider d’y mettre fin plus tôt. L’article L6222-19 prévoit cette possibilité. (legifrance.gouv.fr)
L’apprenti doit informer son employeur par écrit au moins un mois avant la date de fin du contrat souhaitée dans le cadre de cette procédure. (legifrance.gouv.fr)
Cette situation est différente d’une rupture décidée parce que l’apprenti souhaite simplement changer d’entreprise.
Que faire si l’alternance se passe mal pendant les 45 jours ?
Une mauvaise première semaine ne signifie pas forcément que le contrat doit être interrompu.
Commencez par identifier précisément la difficulté.
Le problème vient-il :
- des missions ?
- du maître d’apprentissage ?
- des horaires ?
- du trajet ?
- d’un manque d’encadrement ?
- d’une mauvaise compréhension du poste ?
- de l’ambiance de travail ?
- d’un problème de communication ?
Parlez-en avec votre maître d’apprentissage lorsque cela est possible.
Vous pouvez également solliciter votre référent au CFA.
Avant une rupture, posez-vous quelques questions :
- Combien de jours pratiques ai-je réellement effectués ?
- Suis-je encore dans les 45 premiers jours ?
- Le problème peut-il être corrigé ?
- Ai-je échangé avec mon CFA ?
- Puis-je continuer ma formation après la rupture ?
- Suis-je prêt à relancer immédiatement ma recherche d’entreprise ?
Une décision réfléchie évite parfois de quitter une entreprise pour un problème qui aurait pu être corrigé.
Que faire si votre santé ou votre sécurité est menacée ?
Une situation grave ne doit pas être considérée comme une simple difficulté d’intégration.
Le Code du travail prévoit une procédure particulière lorsqu’il existe un risque sérieux d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale de l’apprenti.
Dans cette situation, l’agent de contrôle de l’inspection du travail peut proposer la suspension du contrat d’apprentissage à l’autorité compétente. La suspension s’accompagne du maintien de la rémunération par l’employeur. (legifrance.gouv.fr)
Si vous êtes confronté à :
- des violences ;
- du harcèlement ;
- des humiliations répétées ;
- un danger pour votre sécurité ;
- des conditions de travail présentant un risque sérieux ;
signalez rapidement la situation.
Vous pouvez notamment contacter votre CFA et l’inspection du travail afin d’être orienté vers la procédure adaptée.
Tableau récapitulatif des 45 premiers jours
| Situation | Règle principale |
|---|---|
| Durée | 45 jours de formation pratique en entreprise |
| Jours consécutifs obligatoires ? | Non |
| Jours CFA dans le compteur ? | Non |
| Apprenti autorisé à rompre ? | Oui |
| Employeur autorisé à rompre ? | Oui |
| Accord de l’autre partie ? | Non pendant cette période |
| Document écrit ? | Oui |
| Notification CFA | Oui |
| Médiateur avant rupture ? | Non pendant les 45 jours |
| Préavis spécifique après médiateur ? | Seulement pour la rupture à l’initiative de l’apprenti après les 45 jours |
| Indemnité de rupture | Non en principe, sauf clause contraire |
| Après les 45 jours | Rupture plus encadrée |
| Formation après rupture | Poursuite théorique au CFA possible pendant 6 mois |
Checklist avant de rompre votre contrat
Avant de prendre votre décision :
- recomptez précisément vos jours pratiques en entreprise ;
- ne comptez pas simplement 45 jours calendaires ;
- vérifiez votre calendrier CFA ;
- parlez à votre référent si le problème peut être corrigé ;
- rédigez votre document de rupture ;
- conservez une copie ;
- faites en sorte que les notifications administratives soient effectuées ;
- informez rapidement votre CFA ;
- demandez comment poursuivre votre formation ;
- récupérez vos documents de fin de contrat ;
- vérifiez votre dernier bulletin de salaire ;
- mettez à jour votre CV ;
- relancez votre recherche d’employeur.
FAQ – Les 45 premiers jours du contrat d’apprentissage
Les 45 jours commencent-ils à la date de signature ?
Pas nécessairement.
Le Code du travail vise les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise effectués par l’apprenti. (legifrance.gouv.fr)
Si votre contrat commence par plusieurs journées au CFA avant votre première période pratique, ces journées ne font pas avancer le compteur.
Les journées au CFA comptent-elles ?
Non.
Le seuil légal porte sur les jours de formation pratique en entreprise. (legifrance.gouv.fr)
Les week-ends comptent-ils ?
Un week-end pendant lequel aucune journée de formation pratique en entreprise n’est effectuée n’est pas ajouté au compteur.
Ce ne sont pas les jours calendaires qui déterminent les 45 jours.
Les 45 jours doivent-ils être consécutifs ?
Non.
La loi indique expressément qu’ils peuvent être consécutifs ou non. (legifrance.gouv.fr)
Peut-on quitter l’entreprise pendant les 45 premiers jours ?
Oui.
L’apprenti peut mettre fin au contrat pendant cette période sans obtenir l’accord de l’employeur. La rupture anticipée doit toutefois faire l’objet d’un document écrit. (legifrance.gouv.fr)
L’employeur peut-il également rompre le contrat ?
Oui.
Le régime des 45 premiers jours permet à l’employeur comme à l’apprenti de rompre le contrat. (legifrance.gouv.fr)
Faut-il saisir le médiateur pendant les 45 jours ?
Non pour utiliser le régime de rupture des 45 premiers jours.
La saisine préalable du médiateur concerne notamment la rupture unilatérale à l’initiative de l’apprenti une fois la période dépassée. (legifrance.gouv.fr)
Existe-t-il une indemnité ?
En principe, non.
Le Code du travail prévoit toutefois une exception si le contrat contient une stipulation contraire. (legifrance.gouv.fr)
Peut-on continuer sa formation après avoir perdu son entreprise ?
Oui.
Le CFA doit permettre à l’apprenti concerné par une rupture relevant de l’article L6222-18 de poursuivre sa formation théorique pendant six mois et contribuer à lui trouver un nouvel employeur. (legifrance.gouv.fr)
Que se passe-t-il après le 45e jour ?
La rupture est davantage encadrée.
Elle peut notamment intervenir :
- par accord écrit des deux parties ;
- à l’initiative de l’apprenti après saisine du médiateur et respect des délais ;
- dans certains cas permettant un licenciement par l’employeur ;
- en cas d’exclusion définitive du CFA selon la procédure prévue. (legifrance.gouv.fr)
Peut-on simplement arrêter de venir en entreprise ?
Non.
Même pendant les 45 premiers jours, ne vous contentez pas de cesser de vous présenter.
La rupture doit être écrite et correctement notifiée. (legifrance.gouv.fr)
Bien utiliser les 45 premiers jours
Les premiers jours d’un apprentissage servent à vérifier que le contrat fonctionne réellement dans les deux sens.
L’entreprise doit notamment vous permettre d’apprendre le métier et de progresser.
De votre côté, vous devez vous intégrer, respecter vos horaires et vous investir dans les missions confiées.
Pendant cette période, observez notamment :
- la qualité de l’accompagnement ;
- les missions réellement confiées ;
- la disponibilité du maître d’apprentissage ;
- l’organisation du travail ;
- le respect du rythme de formation ;
- l’environnement professionnel.
Si une difficulté apparaît, parlez-en suffisamment tôt avec votre CFA.
Et surtout, ne pensez jamais être encore dans les 45 premiers jours uniquement parce que « cela fait environ un mois et demi » que vous avez commencé.
Comptez les jours pratiques réellement effectués en entreprise.
Une question sur votre contrat d’apprentissage ?
Vous avez un doute sur le calcul de vos 45 jours, vos missions, votre entreprise ou une éventuelle rupture ?
